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L'Education


Une complémentarité indispensable entre parents, enseignants et les mouvements d'éducation populaire, pour l'avenir des enfants.
" J'ai besoin des associations complémentaires de l'école" (Xavier Darcos*)
« Nous vivons une époque qui a besoin de l'éducation populaire ; parce qu'elle apprend aux jeunes à être libres et responsables »
( Nicolas Sarkozy )
- "Alors, pourquoi les mettre en danger, Monsieur le ministre ? "

L'école publique intègre dans ses apprentissages, dans la vie de la classe ou de l'établissement les principes et les valeurs de notre République et forme les citoyens de demain. 
Les attaques dont fait l'objet notre système éducatif particulièrement depuis ces derniers mois, sont sans précédent. Or, la question de l'Ecole concerne l'ensemble des acteurs éducatifs, les parents, les enseignants et les enfants, mais aussi tous les citoyens.
Le projet éducatif des associations d'éducation populaire repose sur ces mêmes principes et s'inscrit dans la complémentarité de l'école publique, sur des missions spécifiques.
C'est pour garantir une cohérence éducative globale et ambitieuse que l'Education Nationale a confié à des enseignants détachés des postes dans les associations depuis près de 60 ans.
Aujourd'hui, à travers la suppression des postes de détachés et la diminution drastique des subventions prévues les associations n'auront plus les moyens d'exercer leurs missions en la complémentarité de celles de l'école.
L'atteinte portée aux associations complémentaires s'inscrit dans l'ensemble des mesures prises par notre Ministre Xavier Darcos, de remise en cause d'une école publique garantissant l'égal accès à l'éducation ( au-delà d'apprendre à lire, écrire et compter) de tous les enfants et jeunes.
Interpellé ces derniers jours par plusieurs parlementaires, le Ministre de l'Education nationale a répondu qu'il avait pris la décision de passer d'une « logique de financement de structures et de permanents à une logique de financement de projets ».
Réponse d'autant plus inacceptable que le Ministre sait que depuis le 1 er janvier 2007 c'est déjà le cas ! Dans le cadre juridique de « conventions pluriannuelles sur objectifs » les Associations sont déjà financées exclusivement sur des projets d'actions concertés et évalués, activité par activité,  par son Ministère !
En outre, le Ministre a déclaré que, « loin d'assécher les Associations d'Education populaire,..., les moyens passaient en 2009 de 75 à 114 millions d'euros ».Or, les Associations laïques concernées sont bien en peine de déceler la moindre trace correspondante .... ! Mais, à qui profite donc le « crime » ? ... !
La réponse politique ne serait-elle pas contenue dans l'expression entendue : « Je ne financerai pas ceux qui viennent brailler sous mes fenêtres » ?
Une démocratie de la rétorsion pour délit d'opinion et de la mise au pas cadencé est elle encore une « république » ?
Nous vous invitons à signer la pétition afin d'appeler Monsieur Xavier DARCOS, Ministre de l'éducation nationale, à revenir sans délai sur ses décisions, afin que l'accès à l'éducation, aux pratiques sportives, aux loisirs, à la culture, la citoyenneté et l'éducation tout au long de la vie reste une réalité pour tous sur tous les territoires de la république.

Pour accéder à la plaquette de présentation :

http://www.pourleducation.org/index.php?option=com_content&task=view&id=26&Itemid=45

Pour signer la pétition :
http://www.pourleducation.org/index.php?option=com_joomlapetition&func=viewcategory&Itemid=&catid=1

 

 

Dans le cadre des semaines d'éducation contre le racisme 2008 et du projet de la Ligue de l'enseignement '' Jouons la carte de la fraternité '' mené sur l'ensemble des départements de la région Ile-de-France, nous avons touché plus de 20 000 enfants, jeunes de la Région.

Chaque département a travaillé à la restitution et à la valorisation des textes et poèmes envoyés pour l'occasion. La Ligue de l'enseignement, région Ile-de-France a décidé de rassembler ses fédérations départementales pour réaliser une sélection régionale de textes.

Cette sélection a eu lieu jeudi 30 octobre dernier à Paris, 2 jeunes ont présidé ce comité, 15 enfants et jeunes ont participé aux côtés de responsables de la Ligue de l'enseignement, de personnes de l'ACSE et d'un écrivain.

Cette sélection de textes et messages contre le racisme et les discriminations sera éditée et présentée lors d'un événement au salon de l'éducation.

Aussi, nous serions ravis de pouvoir vous rencontrer et vous rendre compte de ce travail. Nous vous convions donc à une restitution de ce projet :

 

Vendredi 28 novembre, au Salon de l'éducation, Pavillon 7
sur l'espace Dialoguer Echanger (Stand N°CE350) de 9H45 à 11H00.

Information et invitations pour le salon de l'éducation :


 

 

                                                                                                   Réalité de la vie

 

Angoisse d'être différent

   Conscient de l'injustice

  Immoralité de la société

 

Sentiment d'être rejeté

Maltraitance faites à l'individu

Et si nous effacions ce mot


                                                        Manon, 6°. Collège E. Herriot - Livry Gargan

                                                                                                            Sélection Régionale 2008

 


 


 

 


 


 

 

 

 


 


 



Que serions-nous devenues si nos parents n'avaient pas émigré en France ? »De cette interrogation, la junior association Afro Tchékani a fait un film documentaire dans lequel elle compare la vie des femmes maliennes au Mali et en France. Le film a été présenté le 8 novembre à 19h au café La pêche.La projection a été suivie d'un débat ainsi que d'une pièce de théâtre et d'un concert.A la création de leur junior association, en 2004, les AfroTchékani voulaient entreprendre une action solidaire, en particulier avec les pays d'Afrique. Le projet s'est précisé au fur et à mesure et s'est cristallisé autour des problématiques liées à leur double culture.

Pour réaliser leur film, Halimatou, Assa et les autres ont effectué un voyage au Mali et y ont réalisé bon nombre d'entretiens. Elles ont fait le même travail en France avec des femmes immigrées. Durant leur séjour en Afrique, elles ont participé à la vie du village, partagé le travail des femmes, souvent difficile, et vécu au même rythme ( « Une femme au Mali ça se couche tard et ça se lève tôt » ). Chaleureusement accueillies, elles se sont senties chez elles au Mali malgré un décalage évident. Les Afro Tchékani ont éprouvé des rigidités au Mali qu'elles n'aimeraient pas ramener en France. Une des jeunes filles raconte qu'elle a du passer une nuit en cachot pour ne pas avoir sa carte d'identité... C'est avec quelques questions simples sur l'éducation des enfants, les rapports conjugaux et la vision de la France qu'elles ont sondé les traditions, la façon dont on les aime, les supporte, les transforme. « Il y a plein d'entretiens que nous n'avons pas pu garder » disent les Afro Tchékani avec une pointe de regret. Car dans toutes les scènes filmées, il a bien fallu faire un choix.

Les témoignages recueillis sont plutôt homogènes. Tous montrent un attachement fort à l'héritage culturel traditionnel mêlé à une relative réserve. La polygamie, les mariages arrangés ou forcés, les rapports entre castes (esclaves, nobles), le modèle patriarcal. Autant de questions délicates que les Afro Tchékani ont abordé avec tact. A travers ce film, les jeunes filles ont voulu « comprendre leurs mères », car leur film est aussi un travail sur le lien entre les générations, la transmission et le partage. Elles l'ont toute affirmé de vive voix, elles sont profondément attachées à leurs origines. Ce qui ne les empêche pas de prendre du recul sur certaines traditions comme le mariage forcé.

En 2008, les Afro Tchékani ont remporté pour leur projet, le prix Place Publique Junior. Alice Idrac, coordinatrice du Réseau National Junior Association est venue à l'occasion de leur projection, leur remettre le chèque récompensant leur initiative.

Site officiel de Place Publique Junior : http://www.placepubliquejunior.com/


Page junior association du blog Fol 93 :

http://fol93.over-blog.com/pages/La_Junior_Association-814757.html

Réseau national des juniors associations :

www.juniorassociation.org/


Crédits photos : FOL93



 

"Les amants de Françafrique » est le fruit d'une rencontre de la compagnie GITHEC (Groupe d'Intervention Théâtrale et Cinématographique) avec des demandeurs d'asiles. Cette compagnie, constituée de professionnels du spectacle, a pour particularité de toujours donner la parole aux exclus et aux laissés pour compte dans diverses productions artistiques.

« Les amants de Françafrique » aborde la question de l'histoire coloniale et post-coloniale au travers de l'histoire intime d'un couple déchiré et de son environnement.

C'est une épopée tragi-comique que nous donne à voir la compagnie GITHEC. L'histoire est parfois absurde cruelle et hermétique. Les fossés entre les pays sont parfois difficiles à franchir, à l'image de cette réunion diplomatique où les hauts dirigeants se parlent sans réellement communiquer, ou encore comme dans la scène finale, dans laquelle les deux amants d'un bord à l'autre d'une rivière se se veulent sans s'approcher l'un de l'autre et finissent par se séparer.

 

L'association Survie a ensuite animé un débat autour de la représentation. L'association s'est d'abord constituée dans le but d'agir sur les problèmes de faim dans le monde. C'est en approchant le sujet qu'elle s'est rendue compte que ces problèmes provenaient d'abord de blocages politiques. Survie organise donc des campagnes d'information et d'interpellation auprès des citoyens et des élus pour faire changer les mentalités et éventuellement les situations.

« Les amants de Françafrique » parle de refoulement, de corruption, de conflits France-Afrique, d'ethno-centrisme. Un appui intéressant pour l'association, pour échanger sur ces thématiques et continuer son action de sensibilisation.

La pièce a été entre autre jouée du 29 octobre au 3 novembre 2008 à l'Ecole Marcel Cachin à Pantin.

Crédits photo : FOL 93

 

 


En 1961, point d'apogée de la guerre d'Algérie, les tensions entre le FLN et la police sont extrêmement fortes, le gouvernement décide un couvre feu à Paris pour la population algérienne. Le 17 octobre, le FLN organise une manifestation pacifique pour protester contre la mesure, qu'il juge abusive. Pour s'assurer que la manifestation sera non-violente, les organisateurs vérifient que les manifestants ne portent aucune arme. Informées de l'événement, les forces de Police, dirigées alors par le préfet Maurice Papon, reçoivent l'ordre de contenir la manifestation par tous les moyens. La nuit du 17 octobre 1961 est un véritable carnage. Des centaines de manifestants sont jetés à la Seine, roués de coups, réunis dans la préfecture de police où bon nombre ont trouvé la mort. Le nombre de manifestants portés disparus est encore aujourd'hui difficile à déterminer. Le gouvernement français n'a jamais officiellement reconnu l'événement et encore moins sa responsabilité dans la tragédie.


La FOL 93 s'attache a perpétuer la mémoire de cet événement et à participer à sa mise en lumière. Cette année, cette commémoration s'est déroulée à la mairie de Blanc-Mesnil le 22 octobre en partenariat avec la ville.

Elle a commencé par le vernissage de l'exposition « Mémoire vive » de la FOL 93, qui redessinne le contexte de l'évènement et ses principaux acteurs. Il a été suivi par un documentaire « 17 octobre, une journée portée disparue » articulé autour de témoignages : des victimes rescapées, des témoins, autant d'éclairages sur une tragédie encore méconnue.

Le débat qui a suivi a été pour les présents l'occasion d'échanger des points de vue et leurs propres souvenirs du 17 octobre. La plupart des personnes qui sont intervenues dans la discussion étaient impliquées directement dans l'évènement. Une femme d'un centre social a évoqué également son contact avec des jeunes français d'origine algériens qui n'avaient jamais vraiment pris connaissance de l'événement.

Le débat était animé par Jean-Luc Einaudi qui a réalisé un travail d'historien sur les faits. Pour avoir écrit dans Le Monde en 1988 « En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon », il a été poursuivi en justice par le même Maurice Papon pour diffamation. Il a été relaxé grâce au témoignage de deux fonctionnaires des archives de France qui avaient connaissance de documents prouvant la véracité de la tragédie du 17 octobre.

Un fossé s'est creusé entre la mémoire et l'histoire. D'un coté il y a des individus avec des blessures et des souvenirs et de l'autre, une histoire officielle qui peine à se construire. Commémorer le 17 octobre c'est réintégrer la tragédie dans l'histoire et reconnaître les souvenirs douloureux de chacun, pour que soient plus proches petite et grande histoire. La Fol 93, entend par cette commémoration participer à la construction d'une histoire commune et élaborer de nouvelles conditions du "vivre ensemble".

L'exposition «  mémoire vive » et le documentaire « une journée portée disparue » peut être empruntée en contactant Cecile Sajas àfol93-differences@orange.fr.fol93-differences@orange.fr.


Crédits photos : FOL93

 
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