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« Il y a des livres sur tout qui racontent de tout », c'est ainsi que Marie-Claude Fraleux introduit sa première séance de lecture à l'école Paul Langevin à Bobigny. Elle est bénévole à l'association « Lire et Faire Lire » depuis de nombreuses années, une association qui a pour but de transmettre le goût de lire dans un cadre particulier : un ou une retraitée, un petit groupe d'enfants et beaucoup de livres et d'histoires. Le dispositif est porté dans le département par la Fol93.

La première séance est l'occasion pour les bénévoles et pour les enfants de s'apprivoiser et d'établir une relation de confiance. Pour une première fois, Marie-Claude choisit toujours des livres faciles, très illustrés pour ne perdre personne dans la séance. Le but est avant tout de faire de la lecture un plaisir. Parmi les ouvrages, la belle histoire d'un lionceau qui ne sait rien faire et qui finit par s'épanouir, une autre dans laquelle un petit garçon sauve son père d'un câlin.

Les livres qu'elle lira plus tard dépendent entièrement des goûts, des envies et des besoins des enfants. Ainsi une petite fille a lu l'année dernière un livre ludique sur l'histoire de l'art et en redemande. Marie- Claude a promis de lui relire, agréablement surprise par ce goût pour les oeuvres d'art.

A l'issue de cette séance, elle est satisfaite « Je pense qu'on va bien s'entendre ». Les enfants ont été calmes, intéressés et sont prêts à recommencer. Elle aussi.

Crédits photo : Fol93


Cette année encore la Ligue de l'enseignement a co-organisé le 10ème Salon de l'éducation le 28 novembre à la Paris Porte de Versailles. Une occasion sans équivalent pour les acteurs de l'éducation d'établir des liens et de valoriser leurs activités. Étaient présents des représentants de corps de métiers, des écoles, diverses filières, des associations, et même des conseillers d'orientation psychologues. Échanger, valoriser mais aussi réfléchir étaient les maîtres mots de l'évènement. Le Salon affirmait cette année une dimension européenne, le but étant de confronter le système éducatif français à d'autres propositions européennes.

Tous les ans, les fédérations d'Ile de France mettent en place le dispositif «  Jouons la carte de la Fraternité ». Cette opération marque l'attachement de la ligue de l'enseignement d'île de France pour les semaines d'éducation contre le racisme.  La FOL 93 a investi un des stands de la Ligue de l'enseignement pour valoriser le projet. Dans ce cadre, 20 000 cartes postales arborant des messages de fraternité ont étés envoyées par des élèves à des inconnus choisis au hasard de l'annuaire. Certains ont reçu des réponses qui ont été collectées par les fédérations de chaque département. Pour célébrer la fin de l'action. Il a été présenté un ensemble de poèmes, textes et messages écrits dans le cadre de l'action ainsi que la nouvelle affiche du projet.

Au Salon de l'éducation, la relation d'individu à individu est privilégiée pour permettre de vrais échanges, entre élèves et structures éducatives, professionnels et associatifs, petites et grandes structures. Fidèle à cet esprit, il a  été proposé aux personnes intéressées d'écrire et d'envoyer leurs propres cartes postales. « La ruche » association de Cergy-Pontoise est venue en renfort pour aider les volontaires dans l'écriture de leurs cartes.

Beaucoup d'adolescents se sont prêtés au jeu mais aussi des adultes, dont un groupe de professeurs. L'occasion pour la FOL 93 de partager avec le public autour d'un geste solidaire et plein de sens.

Dans cet esprit ludique, la Ligue de l'enseignement a présenté l'exposition « La fabrique de la paix » . De manière interactive elle permet de mettre les préjugés des enfants à l'épreuve et de tester leur tolérance.


Une exposition, des cartes postales, des partenaires : une belle occasion pour promouvoir les valeurs citoyennes de la ligue de l'enseignement. 

Crédits photo : FOL 93





 


 

Le dispositif Junior Association a soufflé ses dix bougies en 2008. A cette occasion, les Juniors Associations se sont réunies afin de se rencontrer et d'échanger sur leurs pratiques et leurs projets.

Une rencontre a d'abord eu lieu le 27 novembre au niveau départemental à la Courneuve pour une troisième édition. La FOL 93 en tant que relai départemental de Seine-Saint-Denis a coordonné et organisé la rencontre. C'est elle qui sert durant toute l'année de guide,d'appui et de référent aux mineurs du 93 engagés dans des actions associatives.

Une autre s'est tenue le lendemain, à Paris. Elle a réuni pour la première fois, dans le 20ème arrondissement, les Juniors Associations de l'Ile-de-France.

Un temps privilégié pour faire connaissance, établir des partenariats et faire preuve, de talent, de dynamisme et d'une vraie envie de changer les choses. La rencontre s'est articulée autour de débats, de temps d'échanges, de formation, de rencontres avec différents partenaires mais aussi d'une scène et de démonstrations.

Une telle rencontre a été l'occasion de faire le point sur les apports concrets de la Junior Association. Ce dispositif permet aux jeunes de moins de 18 ans de créer leur propre association en bénéficiant des mêmes droits qu'une association loi 1901 mais aussi d'un accompagnement personnalisé.

Pour l'un «  ça rend responsable » (Collectif Jeunes Aulnaisiens, JA d'animation locale), pour d'autres cela permet surtout de « partager et d'apprendre à vivre en groupe »(Kill dem crew, JA de danse), ou encore de « partager ses savoirs et faire passer des messages » (Talents lyricals, JA groupe de rap).

Pour tous, c'est un moyen de prendre la parole et d'agir sur les questions qui comptent, que ce soit dans le domaine de la culture, de l'environnement, de l'animation locale ou de la solidarité. Ces jeunes ont su monter des projets sur la durée, s'y accrocher et apporter leur contribution à leur quartier, leur ville et parfois plus encore.

Pour preuve, « info-ado », un journal d'information pour les adolescents créé par les jeunes d'une JA parisienne, s'est étendu sur une partie du territoire français et un certain nombre de JA ont des projets à l'international.

 

Pendant les temps d'échanges, des passerelles se sont créées, des projets à deux, à trois associations se sont dessinés. Ainsi des associations d'audiovisuel se sont vues plébiscitées pour filmer les spectacles d'associations de théâtre, un groupe de rap a discuté longuement avec une radio rock.

Des liens informels, des projets, du concret. Un dialogue aussi riche que les Juniors Associations présentes. Les discussions se sont poursuivies lors des débats, dont l'un était organisé par les Fées No Mens, une Junior Association de Montreuil. Elles ont parlé de thèmes sensibles tels l'excision ou le mariage forcé, d'une manière franche et précise. Une manière de réveiller les consciences et de stimuler l'action et la réflexion.

Les rencontres étaient également conçues comme des temps d'apprentissages, sous forme d'ateliers. Sur des thèmes aussi variés que la gestion d'un budget, l'organisation d'une fête ou encore la création d'un journal, les jeunes ont pu s'initier à divers outils pour enrichir et consolider leur association. Créer son journal par exemple est un moyen pour structurer ses objectifs et les rendre plus lisibles. C'est un moyen intéressant pour se créer une identité et toucher un plus large public.

L'association Jet d'encre, une des associations membres du RNJA (Réseau National des Juniors Associations) soutient les projets journalistiques des jeunes. Jet d'encre propose même une carte de jeune journaliste qui peut ouvrir certaines portes de la presse mais suppose surtout l'adhésion à un certain nombre de valeurs, car chez Jet d'encre, l'expression est libre mais aussi citoyenne et responsable.

S'exprimer, les jeunes ont également pu le faire lors des scènes ouvertes qui se sont déroulées les 2 soirs. Du rap, de la danse, mais aussi des films, les Juniors Associations contribuent aussi à la diversité artistique.

Deux rencontres, deux moments pour prendre le pouls de l'engagement et de la vitalité des jeunes. Ou comment se construit la vie associative de demain.


Le site du réseau national des juniors associations : http://www.juniorassociation.org/


La page « Junior association » de la FOL 93 : http://fol93.overblog.com/pages/La_J


 



Pour plus d'informations sur les juniors associations du 93 ,

contactez Lucie Phillipeau à la Fol93 par mail à fol93-vieassociative@orange.fr


Crédits photo : FOL 93






A Saint-Denis, L'APCV (Agence de Promotion des Cultures et des Voyages. ) a organisé une commémoration du bicentenaire de la naissance de l'Emir Abdelkader (1807-1183) du 21 au 25 novembre 2008.

Cet homme est une figure phare de l'histoire coloniale algérienne. Menant une longue guerre pour protéger son pays des colonialistes, chef de guerre et chef politique, homme cultivé et puissant, il a acquis dans les mentalités une aura romanesque. Chef de guerre mais surtout homme de paix, il a favorisé l'ouverture et la tolérance des peuples. Toute sa vie il a prôné des valeurs d'ouverture à l'autre et d'égalité entre les hommes quelle que soit leur religion.


Pendant la guerre il rédige un règlement pour les échanges de prisonniers qui spécifie notamment que « Tout Arabe ayant un Français ou un chrétien en sa possession est tenu pour responsable de la façon dont il est traité [...]. Au cas où le prisonnier se plaindrait du plus petit sévice, l'arabe qui l’a capturé perdrait tout droit à récompense. »

Plus tard en 1860, il s'oppose à la discorde sectaire qui déchire syriens musulmans et chrétiens.

En son honneur l'APCV a organisé le 21 octobre dernier une projection de documentaires ainsi que trois expositions qui retracent l'histoire algérienne sous trois angles différents : la figure de l'Emir Abdelkader, la colonisation et le 17 octobre 1961. A cette date des milliers de manifestants algériens avaient protesté contre le couvre-feu qui leur était imposé à Paris. Une répression particulièrement sauvage et sanglante avait été organisée par la police française.


A travers l'Emir Abdelkader, l'APCV a voulu transmettre son attachement à des valeurs d'ouverture, de compréhension de l'autre et de préservation de la mémoire. Trois films ont été projetés, suivis à chaque fois d'un débat avec les personnes présentes.

Le documentaire « Nos sillons » s'est attaché aux pas de Rahim Rezigat le directeur de l'APCV. La réalisatrice a voulu donner une vision intime des rapports France-Algérie à travers le vécu et les doutes d'un militant algérien. Du hasard d'une rencontre au supermarché entre Rahim et Sophie (Delvallé) est né un film sensible sur la double culture.

Un documentaire sur le 17 octobre 1961 a également été diffusé. A travers les témoignages de personnes diversement impliquées, le film dessine une vision de cet événement tragiquement méconnu. En effet,

d'anciens militants du FLN ainsi que des proches de Fatima, une jeune collégienne décédée pendant le massacre, sont venus témoigner longuement de leur souvenir et de la place qu'il prend à présent. La soirée s'est terminée par un documentaire sur l'Emir Abdelkader.


Les projections ont été autant de moments qui ont permis à l'APCV de travailler sur la mémoire et la manière de partager et de comprendre celle des autres. Pour cela il est important comme l'a dit le directeur de l'APCV que « les uns et les autres connaissent les histoires des uns et les autres ».



Site de l'APCV : http://www.apcv.org/

Site de l'APCV : http://www.apcv.org/

Crédits photo : FOL93

Rahim Rezigat, directeur général de L'APCV                                     Un témoin du 17 octobre


L'OMJA (Office Municipal de la jeunesse d'Aubervilliers) est une association qui s'adresse aux jeunes d'Aubervilliers, tant dans le domaine des loisirs que dans celui de la prévention et de l'éducation. Elle a pour but de favoriser l'expression et la formation de jeunes citoyens à travers différents projets et activités.

Parmi ses évènements phares, l'OMJA compte bon nombre de projets de rencontres et d'échanges au niveau international. Le 21 novembre 2008, l'OMJA nous a invité à la restitution d'un projet, un chantier de jeunes de 18 à 23 ans réalisé en 2008 au Vietnam et parrainé par la FOL93. C'était une première dans l'association, l'OMJA n'ayant jamais accosté le continent asiatique.


Pendant leur séjour, les globe-trotters ont participé à la création d'une salle de jeux dans un orphelinat à Ho Chi Minh. Parallèlement, ils ont organisé des activités culturelles et sportives pour tous les enfants de l'institution (badminton, théâtre, jeux divers...). L'expérience a été extrêmement positive pour tout le monde et le moment le plus marquant reste pour les jeunes la séparation avec les enfants. Malgré la dureté du travail physique du chantier, tous sont unanimes, si c'était à refaire ils le referaient .

Le projet comportait également une dimension artistique puisque les jeunes avaient pour mission de réaliser un documentaire dans lequel ils ont pu exprimer leurs expériences et leurs ressentis. Ils ont également pris un nombre incalculable de photographies qui ont donné lieu à une exposition chaleureuse sur leur voyage. Le projet audiovisuel lui, a pris la forme de deux documentaires : l'un qui retrace leur épopée au Vietnam et l'autre qui se fait le relais d'une rencontre entre eux et un groupe de Hip Hop. Car le but des jeunes était également de trouver des foyers de la street culture (tag, rap, hip-hop) pour échanger, apprendre et comparer les expériences. Grâce à un contact, ils ont pu suivre un groupe reconnu mondialement et travailler avec eux.


L'OMJA ne compte pas en rester là et entend continuer son partenariat avec l'orphelinat. Prochainement ils espèrent installer du matériel informatique et une connexion internet dans la salle de jeux qui actuellement ne leur sert à rien. Ils espèrent notamment pouvoir communiquer avec les enfant par le biais d'une webcam.


Un projet citoyen qui donne envie de s'investir, de s'engager et de partager plus que son quotidien.

Crédits photo : FOL 93

 


 
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