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La semaine du petit citoyen a débuté mercredi 19 novembre 2008 à Rosny-sous-Bois. Elle a pour but de stimuler et de questionner la citoyenneté des plus jeunes par le biais d'expositions, de débats et de jeux. Cette année, La semaine du petit citoyen a mis en avant l'association comme espace privilégié d'apprentissage et d'exercice de sa citoyenneté.

Cet événement est à l'initiative de la ludothèque associative « Jeux, Créativité, Partage » en partenariat avec le service jeunesse de la ville de Rosny, la bibliothèque Marguerite Yourcenar, les centres sociaux et la FOL 93. Pour Annalisa Mosang, animatrice de « Jeux, créativité, partage » et organisatrice de l'évènement depuis de nombreuses années, l'important dans cet événement est de remettre l'engagement et l'associatif sur le devant de la scène. « L' associatif, on en aura de plus en plus besoin ».

A l'occasion du lancement de la semaine, l'exposition L'association, une histoire de liberté, a été présentée au Cercle J (Espace du Service Jeunesse de Rosny-sous-Bois) pour retracer l'histoire, les formes et les valeurs de l'engagement associatif « aux jeunes comme aux moins jeunes ». Ainsi on a pu y découvrir une copie du tout premier journal officiel (celui dans lequel est publié la création de la Ligue de l'enseignement !) et une enluminure de l'ordre des tisserands, ancêtre de nos actuels logos associatifs. Des mots clés (loi, sénat) y étaient également expliqués de façon simple.

Annalisa Mosang attire également notre attention sur l'importance du jeu qui permet d'établir un lien différent entre les adultes et les enfants basé sur l'expression culturelle et la médiation éducative.

Dans le jeu « Civic déclic », également proposé aux jeunes du Cercle J, les enfants sont chargés de missions pour lesquelles ils doivent parcourir différents endroits du plateau de jeu (mairie, association...). A chaque étape, des questions leur sont posées pour tester leurs connaissances « citoyennes ».

Au même moment, à la bibliothèque Marguerite Yourcenar, dans le même esprit d'interactivité, les enfants ont pu débattre sur la question de l'engagement à l'occasion d'un café Philo.

Ils ont d'abord visionné le documentaire « Mon asso j'la vis à fond », panorama de jeunes du 93 engagés dans l'associatif. Actions artistiques, solidaires ou sportives, les projets des jeunes sont riches et divers. Lucie Philippeau en charge du projet « Junior association » à la FOL 93 a présenté ce dispositif qui permet à tout groupe de mineurs de monter son propre projet associatif en bénéficiant d'outils pratiques (un compte bancaire, une assurance...) et d'un accompagnement de son projet.

Après le film, les jeunes, d'abord timides, ont fini par avancer leurs idées sur l'engagement. Pour tous, l'associatif s'assimile d'abord au caritatif. S'engager c'est aider mais aussi être déterminé. «Quand on s'engage il faut aller jusqu'au bout , il faut pas laisser tomber ».

Annalisa Mosang insiste sur l'importance d'initiatives comme Junior Association : « Les jeunes mineurs ont théoriquement le droit de monter une association mais la plupart du temps la préfecture rejette leurs demandes ».

La semaine du petit citoyen aura été pour ces jeunes un moyen de s'exprimer mais aussi d'apprendre des choses. Au travers de cet événement, ils ont pu éprouver leur qualité de citoyen et tester la teneur de leur(s) engagement(s ), qu'ils soient forts ou plus limités.


Crédits photos : Fol 93


L'Education


Une complémentarité indispensable entre parents, enseignants et les mouvements d'éducation populaire, pour l'avenir des enfants.
" J'ai besoin des associations complémentaires de l'école" (Xavier Darcos*)
« Nous vivons une époque qui a besoin de l'éducation populaire ; parce qu'elle apprend aux jeunes à être libres et responsables »
( Nicolas Sarkozy )
- "Alors, pourquoi les mettre en danger, Monsieur le ministre ? "

L'école publique intègre dans ses apprentissages, dans la vie de la classe ou de l'établissement les principes et les valeurs de notre République et forme les citoyens de demain. 
Les attaques dont fait l'objet notre système éducatif particulièrement depuis ces derniers mois, sont sans précédent. Or, la question de l'Ecole concerne l'ensemble des acteurs éducatifs, les parents, les enseignants et les enfants, mais aussi tous les citoyens.
Le projet éducatif des associations d'éducation populaire repose sur ces mêmes principes et s'inscrit dans la complémentarité de l'école publique, sur des missions spécifiques.
C'est pour garantir une cohérence éducative globale et ambitieuse que l'Education Nationale a confié à des enseignants détachés des postes dans les associations depuis près de 60 ans.
Aujourd'hui, à travers la suppression des postes de détachés et la diminution drastique des subventions prévues les associations n'auront plus les moyens d'exercer leurs missions en la complémentarité de celles de l'école.
L'atteinte portée aux associations complémentaires s'inscrit dans l'ensemble des mesures prises par notre Ministre Xavier Darcos, de remise en cause d'une école publique garantissant l'égal accès à l'éducation ( au-delà d'apprendre à lire, écrire et compter) de tous les enfants et jeunes.
Interpellé ces derniers jours par plusieurs parlementaires, le Ministre de l'Education nationale a répondu qu'il avait pris la décision de passer d'une « logique de financement de structures et de permanents à une logique de financement de projets ».
Réponse d'autant plus inacceptable que le Ministre sait que depuis le 1 er janvier 2007 c'est déjà le cas ! Dans le cadre juridique de « conventions pluriannuelles sur objectifs » les Associations sont déjà financées exclusivement sur des projets d'actions concertés et évalués, activité par activité,  par son Ministère !
En outre, le Ministre a déclaré que, « loin d'assécher les Associations d'Education populaire,..., les moyens passaient en 2009 de 75 à 114 millions d'euros ».Or, les Associations laïques concernées sont bien en peine de déceler la moindre trace correspondante .... ! Mais, à qui profite donc le « crime » ? ... !
La réponse politique ne serait-elle pas contenue dans l'expression entendue : « Je ne financerai pas ceux qui viennent brailler sous mes fenêtres » ?
Une démocratie de la rétorsion pour délit d'opinion et de la mise au pas cadencé est elle encore une « république » ?
Nous vous invitons à signer la pétition afin d'appeler Monsieur Xavier DARCOS, Ministre de l'éducation nationale, à revenir sans délai sur ses décisions, afin que l'accès à l'éducation, aux pratiques sportives, aux loisirs, à la culture, la citoyenneté et l'éducation tout au long de la vie reste une réalité pour tous sur tous les territoires de la république.

Pour accéder à la plaquette de présentation :

http://www.pourleducation.org/index.php?option=com_content&task=view&id=26&Itemid=45

Pour signer la pétition :
http://www.pourleducation.org/index.php?option=com_joomlapetition&func=viewcategory&Itemid=&catid=1

 

 

Dans le cadre des semaines d'éducation contre le racisme 2008 et du projet de la Ligue de l'enseignement '' Jouons la carte de la fraternité '' mené sur l'ensemble des départements de la région Ile-de-France, nous avons touché plus de 20 000 enfants, jeunes de la Région.

Chaque département a travaillé à la restitution et à la valorisation des textes et poèmes envoyés pour l'occasion. La Ligue de l'enseignement, région Ile-de-France a décidé de rassembler ses fédérations départementales pour réaliser une sélection régionale de textes.

Cette sélection a eu lieu jeudi 30 octobre dernier à Paris, 2 jeunes ont présidé ce comité, 15 enfants et jeunes ont participé aux côtés de responsables de la Ligue de l'enseignement, de personnes de l'ACSE et d'un écrivain.

Cette sélection de textes et messages contre le racisme et les discriminations sera éditée et présentée lors d'un événement au salon de l'éducation.

Aussi, nous serions ravis de pouvoir vous rencontrer et vous rendre compte de ce travail. Nous vous convions donc à une restitution de ce projet :

 

Vendredi 28 novembre, au Salon de l'éducation, Pavillon 7
sur l'espace Dialoguer Echanger (Stand N°CE350) de 9H45 à 11H00.

Information et invitations pour le salon de l'éducation :


 

 

                                                                                                   Réalité de la vie

 

Angoisse d'être différent

   Conscient de l'injustice

  Immoralité de la société

 

Sentiment d'être rejeté

Maltraitance faites à l'individu

Et si nous effacions ce mot


                                                        Manon, 6°. Collège E. Herriot - Livry Gargan

                                                                                                            Sélection Régionale 2008

 


 


 

 


 


 

 

 

 


 


 



Que serions-nous devenues si nos parents n'avaient pas émigré en France ? »De cette interrogation, la junior association Afro Tchékani a fait un film documentaire dans lequel elle compare la vie des femmes maliennes au Mali et en France. Le film a été présenté le 8 novembre à 19h au café La pêche.La projection a été suivie d'un débat ainsi que d'une pièce de théâtre et d'un concert.A la création de leur junior association, en 2004, les AfroTchékani voulaient entreprendre une action solidaire, en particulier avec les pays d'Afrique. Le projet s'est précisé au fur et à mesure et s'est cristallisé autour des problématiques liées à leur double culture.

Pour réaliser leur film, Halimatou, Assa et les autres ont effectué un voyage au Mali et y ont réalisé bon nombre d'entretiens. Elles ont fait le même travail en France avec des femmes immigrées. Durant leur séjour en Afrique, elles ont participé à la vie du village, partagé le travail des femmes, souvent difficile, et vécu au même rythme ( « Une femme au Mali ça se couche tard et ça se lève tôt » ). Chaleureusement accueillies, elles se sont senties chez elles au Mali malgré un décalage évident. Les Afro Tchékani ont éprouvé des rigidités au Mali qu'elles n'aimeraient pas ramener en France. Une des jeunes filles raconte qu'elle a du passer une nuit en cachot pour ne pas avoir sa carte d'identité... C'est avec quelques questions simples sur l'éducation des enfants, les rapports conjugaux et la vision de la France qu'elles ont sondé les traditions, la façon dont on les aime, les supporte, les transforme. « Il y a plein d'entretiens que nous n'avons pas pu garder » disent les Afro Tchékani avec une pointe de regret. Car dans toutes les scènes filmées, il a bien fallu faire un choix.

Les témoignages recueillis sont plutôt homogènes. Tous montrent un attachement fort à l'héritage culturel traditionnel mêlé à une relative réserve. La polygamie, les mariages arrangés ou forcés, les rapports entre castes (esclaves, nobles), le modèle patriarcal. Autant de questions délicates que les Afro Tchékani ont abordé avec tact. A travers ce film, les jeunes filles ont voulu « comprendre leurs mères », car leur film est aussi un travail sur le lien entre les générations, la transmission et le partage. Elles l'ont toute affirmé de vive voix, elles sont profondément attachées à leurs origines. Ce qui ne les empêche pas de prendre du recul sur certaines traditions comme le mariage forcé.

En 2008, les Afro Tchékani ont remporté pour leur projet, le prix Place Publique Junior. Alice Idrac, coordinatrice du Réseau National Junior Association est venue à l'occasion de leur projection, leur remettre le chèque récompensant leur initiative.

Site officiel de Place Publique Junior : http://www.placepubliquejunior.com/


Page junior association du blog Fol 93 :

http://fol93.over-blog.com/pages/La_Junior_Association-814757.html

Réseau national des juniors associations :

www.juniorassociation.org/


Crédits photos : FOL93



 

"Les amants de Françafrique » est le fruit d'une rencontre de la compagnie GITHEC (Groupe d'Intervention Théâtrale et Cinématographique) avec des demandeurs d'asiles. Cette compagnie, constituée de professionnels du spectacle, a pour particularité de toujours donner la parole aux exclus et aux laissés pour compte dans diverses productions artistiques.

« Les amants de Françafrique » aborde la question de l'histoire coloniale et post-coloniale au travers de l'histoire intime d'un couple déchiré et de son environnement.

C'est une épopée tragi-comique que nous donne à voir la compagnie GITHEC. L'histoire est parfois absurde cruelle et hermétique. Les fossés entre les pays sont parfois difficiles à franchir, à l'image de cette réunion diplomatique où les hauts dirigeants se parlent sans réellement communiquer, ou encore comme dans la scène finale, dans laquelle les deux amants d'un bord à l'autre d'une rivière se se veulent sans s'approcher l'un de l'autre et finissent par se séparer.

 

L'association Survie a ensuite animé un débat autour de la représentation. L'association s'est d'abord constituée dans le but d'agir sur les problèmes de faim dans le monde. C'est en approchant le sujet qu'elle s'est rendue compte que ces problèmes provenaient d'abord de blocages politiques. Survie organise donc des campagnes d'information et d'interpellation auprès des citoyens et des élus pour faire changer les mentalités et éventuellement les situations.

« Les amants de Françafrique » parle de refoulement, de corruption, de conflits France-Afrique, d'ethno-centrisme. Un appui intéressant pour l'association, pour échanger sur ces thématiques et continuer son action de sensibilisation.

La pièce a été entre autre jouée du 29 octobre au 3 novembre 2008 à l'Ecole Marcel Cachin à Pantin.

Crédits photo : FOL 93

 

 
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