MEMOIRE VIVE, 17 octobre 1961

Publié le 3 Octobre 2007

Année 1961, la guerre d’Algérie a débuté depuis 1954 et touche presque à sa fin. De nombreux Algériens travaillent et vivent en Métropole.

Maurice Papon, condamné en 1998 pour son rôle dans la déportation de nombreux Juifs sous le régime de Vichy, est alors Préfet de police de la Seine.
En vue de démanteler les réseaux indépendantistes de l'Hexagone, il décrète une interdiction discriminante de circuler la nuit à l'égard des Algériens le 5 octobre 1961.

En réaction à cette décision, le 17 octobre, des Algériens et militants du FLN décident de manifester pacifiquement à Paris. Une répression policière aveugle et féroce s’abat sur eux.

Des centaines de manifestants sont matraqués, tués et jetés à la Seine. Plusieurs milliers de personnes sont emportées et enfermées au camp de Vincennes où sévices et humiliations continueront plusieurs jours encore.

La version officielle demeure jusqu'à aujourd’hui de 3 morts.

La mise en lumière de cette « zone d'ombre » de l'histoire est nécessaire.
Seul le partage de l'histoire et l'échange des mémoires permettront à chacun de se construire et d'appréhender le passé de manière critique afin de le relier aux débats actuels qui traversent la société française, dans une perspective de mieux vivre ensemble.

PROGRAMME

UNIVERSITE SAINT-DENIS - Mercredi 17 octobre 07

9H : Projection débat « Une journée portée disparue » de P. Brooks et H. Hayling (1992 – 60'). En présence de Linda Amiri (historienne), Clara et Henri Benoits (témoins). Séance ouverte aux scolaires.
13H30 : Projection débat « Une journée portée disparue ». En présence de Olivier Le Cour Grandmaison ( enseignant en sciences politiques à l'Université d'Evry-Val-d'Esssonne), Jean-Luc Einaudi (historien), Clara et Henri Benoits (témoins).
Entrée Libre.

Rédigé par fol 93

Publié dans #Education à la différence

Repost 0
Commenter cet article